L’homme qui chuchotait aux oreilles des chevaux
Je vient de terminer un livre écrit par Mike Breen, Building a Discipling Culture. Il est l’auteur d’un blog sur la mission dans le monde occidental et dans la “post-chrétienté”.
J’ai mis plus bas des extraits du livre, où il compare la façon dont Jésus formait ses disciples avec la façon de faire qu’utilise un certain Monty Robert, “l’homme qui chuchotait aux oreilles des chevaux”, pour entraîner ses chevaux.
Apprendre à devenir des disciples, et apprendre à faire des disciples sont des tâches qu’on ne peut se permettre de négliger. Ce n’est pas avec 2-3 heures de rassemblement par semaine qui permettront à un pasteur de former des disciples avec les croyants de son église. Et ce n’est pas non plus en apprenant un tas de théorie que nous arriverons à un résultat quelconque. Et pourtant, on s’attend à ce que les gens sachent comment suivre Christ dans ce monde avec ce régime de famine.
Vous feriez-vous opérer par un chirurgien qui a appris à opérer dans une salle de classe, et en lisant dans ses livres?
C’est minimiser la difficulté et l’opposition à laquelle le croyant fait face. C’est prendre à la légère la mission de l’église.
Et c’est prendre pour acquis que la vie chrétienne est une affaire individuelle, et que la vie de corps de Christ se résume à 1-2 rassemblements par semaine pour nous “pomper” et nous permettre de survivre jusqu’au prochain dimanche.
C’est mettre de côté les instructions de Jésus à ses disciples, lorsqu’il leur a dit: “Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.” (Matthieu 28)
Et c’est minimiser la difficulté de la propagation de l’Évangile dans notre contexte actuel. Si vous pensez encore que les gens viendront sagement dans votre église écouter le pasteur prêcher la bonne nouvelle, ou qu’ils se convertiront en écoutant une émission d’évangélisation, ou que par magie ils tomberont à genoux en lisant un tract, … alors que la vie de l’église n’est pas une communauté de disciples remplie de la vie de Christ par l’Esprit-Saint… alors vous êtes nés à la mauvaise époque et vous avez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, ou alors vous êtes complètement délirant et hors de la réalité. Et préparez-vous à être la dernière génération de chrétien dans votre ville.
…
Faire des disciples est pourtant possible. Avec du quotidien et du concret, et à côtoyer et se faire corriger par des frères et soeurs plus matures, au bout de quelques mois un croyant est plus avancé et solide dans la foi que bien des croyants qui assistent sagement à l’église depuis 40 ans.
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Monty Roberts [voir article wikipedia ici] a vécu sa jeunesse dans les hautes prairies, entouré par des mustangs sauvages. Il voyait son père, violent, attacher les nouveaux chevaux à un poteau avec une bride et une corde, pour ensuite les effrayer avec une couverture pour faire en sorte qu’ils tentent de fuir. En répétant ce processus plusieurs fois, son père arrivait finalement à briser l’esprit du cheval et à le contrôler de la façon dont il le voulait.
Cependant, Monty avait observé la façon dont les chevaux sauvages communiquaient les uns avec les autres, particulièrement en observant la position de la jument à la tête d’un troupeau. Lorsqu’un jeune étalon tentait de se joindre au troupeau, la jument-chef se tournait vers lui, rabattait ses oreilles, et le regardait dans les yeux: le langage du défi. L’étalon arrêtait alors de s’approcher, et adoptait la position d’un cheval juvénile en piaffant sur le sol et en s’inclinant pour se soumettre. La jument se tournait alors en présentant le flanc au nouveau cheval et levait les oreilles, l’offre de l’invitation. Ce processus d’invitation et de défi se répétait jusqu’à ce que les deux en arrive à se toucher, et à ce moment, le jeune étalon était admis dans le troupeau.
Mike Breen décrit alors comment Monty a finit par développer une méthode pour dresser les chevaux en s’inspirant de ses observations. Une méthode très efficace (voir ici) et sans aucune violence, qui imite le comportement naturel des chevaux consistant à alterner tour à tour l’invitation à un rapprochement et le défi. Il amène le cheval à volontairement faire ce que le dresseur demande de lui. C’est ce qui lui a valu le nom de “l’homme qui chuchotait à l’oreille des chevaux”.
Il poursuit en comparant la méthode de Monty Roberts à celle de Jésus.
Jésus était l’ultime “chuchoteur”. Il ne fonctionnait pas comme un maître spirituel habituel, mais il a plutôt créer une culture de formation de disciples dans laquelle se trouvait un mélange approprié d’invitation (ou support) et de défi dans sa façon d’être en relation avec son équipe. Cela est très bien illustré en Matthieu 16 lorsque Pierre reçoit la révélation que Jéus est le Fils de Dieu.
“Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.”
- Matthieu 16:17-18
En confirmant la parole de Pierre, Jésus l’invitait à se rapprocher. En lui donnant le nom de “petite pierre”, Jésus partageait son alliance et son identité avec lui en tant que partenaire avec Dieu, et en lui offrant les clés du royaume de Dieu, il lui offrait l’accès à son autorité et à sa puissance. Cela dut être un moment incroyable pour Pierre. Et pourtant, quelques versets plus loin, après avoir pris Jésus à part pour lui suggérer de cesser de parler d’aller mourir à Jérusalem, Pierre se fait clairement donné un défi:
“Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.”
- Matthieu 16:23
Selon Mike Breen, Jésus créait une ambiance qui était à la fois très invitante pour les disciples, et à la fois très exigeante. Et c’est par cette façon de fonctionner que les disciples ont pu devenir ce qu’ils sont devenus en l’espace d’environ 3 1/2 ans. Et ce sont ces pêcheurs illettrés qui “ont bouleversé le monde” (Actes 17:6).
En étant seulement très invitante, l’église peu devenir très confortable pour ceux qui y assistent et devenir une sorte de club social. En ne mettant l’emphase que sur les défis, cela deviendra très aliénant, décourageant, et légaliste.
Jésus créait une culture où son équipe pouvait trouver un très grand support, en même temps qu’un très grand défi, où cette équipe pouvait fonctionner et grandir.
…
… personne ne crée une culture de formation de disciples qui s’inspire de la vie et le ministère de Jésus par accident.
“Vous feriez-vous opérer par un chirurgien qui a appris à opérer dans une salle de classe, et en lisant dans ses livres?” = très bonne question.
” Et c’est par cette façon de fonctionner que les disciples ont pu devenir ce qu’ils sont devenus en l’espace d’environ 3 1/2 ans. Et ce sont ces pêcheurs illettrés qui « ont bouleversé le monde » (Actes 17:6).” = j’aimerais à nouveau rééquilibrer ce propos parce qu’on peut vite s’illusionner sur une sorte de méthode qui serait plus efficace qu’une autre. Je ne crois pas que c’est par cette façon de fonctionner que les disciples ont pu devenir ce qu’ils sont devenus mais à cause de qui était leur maître, le Fils de Dieu en personne. Rappelons que ces disciples étaient des juifs. Ce n’est pas rien. ça signifie qu’avant même de rencontrer Jésus, ils savaient qu’elle était la vérité, ils connaissaient en parti au moins les Ecritures et ils étaient dans un contexte non-paien, ça fait déjà une énorme différence. Quand on veut faire un footballeur à partir d’un gars qui n’a jamais de sa vie entendu parler de foot ni taper dans un ballon, ça va mettre plus longtemps qu’avec un gars qui a déjà une bonne base de ce sport. De plus, certains des disciples étaient déjà disciples de Jean-Baptiste, un très grand prophète. Ce n’est pas rien non plus. De plus, ils ont vécu 3 ans 1/2 avec un homme qui marchait sur l’eau, qui ressuscitait les morts, qui multipliait la nourriture, changeait l’eau en vin, guérissait les aveugles et qui ressuscitait lui-même (il passait au travers les murs aussi). C’est encore plus que pas rien. De plus, ils ont reçus le Saint-Esprit avec une puissance que je n’ai jamais vu. Ces hommes ont vu et vécu des choses tellement extraordinaires, ça vous change un homme en 3 ans 1/2, évidemment, murmure à l’oreille des chevaux ou pas.
Je serais curieux de savoir si Mike Breen forme des disciples qui, lorsqu’ils rencontrent un paralytique au coin d’une rue, ils peuvent lui dire “lève-toi” et le gars est guéri. Je me demande si il forme des disciples quand ils se font mordre par un serpent, ils secouent leur main et hop ils ne tombent pas malade. Je me demande… parce que ça fait quand même une sacré différence dans la vie ce genre de chose. Et est-ce qu’on peut acquérir cette puissance en murmurant à l’oreille ? Parce que sinon, je veux bien tendre mon oreille tout de suite. :)
Dieu sait vraiment comment agir avec nous. Il n’est ni trop dur et ni trop mou avec nous. Jésus est le modèle à suivre. On a besoin d’amour, de support et d’encouragement mais aussi de défi. C’est bon de repousser nos limites, sortir de notre zone de confort.
Je crois que l’église est importante et je dirais même essentiel dans la vie d’un croyant. Mais c’est vrai que parfois, il y a des gens qui viennent à l’église par habitude. Ils ne veulent pas de défi et restent dans leur zone confortable. Mais je ne pense pas que c’est tous les gens dans une église qui sont comme ça. Alors, je veux me coller à des gens qui veulent avancer, aller plus loin et faire ce que des disciples de Jésus doivent faire.
@dimi
en effet, de la façon dont je formule la phrase, c’est comme si “la méthode” était la cause du succès des apôtres dans les Actes…
pour ce qui est des miracles dont tu parles… je suis bien d’accord avec toi, mais le fait est que ces miracles sont plutôt rares de nos jours, et qu’il me semble qu’il nous faut avancer malgré tout. Devenir de bons disciples, et de bons formateurs de disciples est il me semble la meilleure chose à faire, et si un jour Dieu permet le miraculeux tant mieux.
1- on peut être disciple et former des disciples sans le miraculeux.
2- les miracles sans le caractère et l’intégrité d’un disciple bien formé, c’est une recette pour l’orgueil, et pour la connerie généralisée.
Et c’est la folie qu’on peut voir dans certains milieux où les gens se font dire qu’ils ne guérissent pas parce qu’ils n’ont pas assez de foi… , ou encore Dieu devient une machine-distributrice de miracle.
il y a eu tellement de conneries par rapport au miraculeux dans le mouvement évangélique dans les derniers 50 ans… ça ne fait que démontrer que plusieurs personnes n’avaient pas la maturité nécessaire pour le gérer. Et par stupide logique enfantine d’imitation, il s’est formé des épidémies de pseudo-dons de guérison, ou pseudo-don des langues (où tous le monde s’imite les uns les autres à faire la poule, par simple logique de pression ressentie à l’intérieur d’un groupe)
@dimi
je me suis déjà posé la question “est-ce que la pentecôte serait survenue s’il n’y avait pas eu la présence de 120 DISCIPLES qui priaient tous les jours dans la chambre haute (Actes1) ??”
la réponse est probablement la suivante: non.
et il se trouve que la puissance de l’Esprit que nous voyons dans les Actes fut donné APRÈS la pentecôte.
conclusion: la puissance de l’Esprit sera donnée aux disciples qui la demandent.
oui, Dieu peut décider de faire ce qu’il veut quand il veut, et distribuer ses dons comme il l’entend, à qui il le veut bien.
Mais comme tu le soulignes bien, les disciples étaient déjà des juifs, élevés dans la loi de Dieu…
et nous: nous sommes des ignorants faisant partie d’une culture d’ignorants (par rapport à ce que Dieu veut) qui ne connaissons pas grand-chose…
… il nous faut commencer par le commencement…
la pseudo-puissance que nous observons aujourd’hui n’est qu’en fait qu’un effet de foule, avec de la bonne musique, et un “preacher” qui utilise les bons mots, la bonne cadence, et la bonne ambiance. Ça peut avoir sa place, et ça peut encourager. Mais c’est exactement le même effet qui est ressenti à un concert de U2, à un match de football, ou à un rassemblement politique où l’orateur vient toucher la foule dans “leurs tripes”. C’est l’effet agréable d’avoir l’impression de faire un avec la foule, de tous aller dans la même direction, etc… Mais ce n’est pas ce qu’on voit dans les Actes des apôtres (… sauf peut-être quand on voit la foule unie contre Paul à Éphèse à crier pendant des heures à la gloire de Diane d’Éphèse…)
Le passage suivant me “titille” depuis un bon moment déjà: “Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson? Ou, s’il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.” (Luc 11)
il me semble donc que la séquence est la suivante: d’abord devenir nous-mêmes des disciples convenables et des formateurs de disciples intègres et compétents, pour pouvoir ensuite être en mesure de demander et de prier “selon la volonté de Dieu” et non selon nos désirs déréglés, et ensuite, si Dieu le veut, la puissance viendra.
mais donner la puissance de Dieu à des être immatures et enfantins, c’est comme donner une mitrailleuse à un enfant de 5 ans, (ou un scalpel, ou un médicament utile mais dangereux, … )
et ça donne ce que ça donne: les mouvements de “guérisons” et de “miracles” qu’on observe dans plusieurs mouvements. Rien à voir avec ce qu’on voit dans les Actes.
@Josée
“Dieu sait vraiment comment agir avec nous.”
en effet !
il me semble que c’est une expérience commune à bien des croyants que Dieu sait nous corriger lorsque c’est nécessaire. Et qu’il sait par quel moyen s’y prendre.
merci
Tommy,
je suis bien d’accord avec toi sur tes points 1 et 2 et des dérives du miraculeux plus charismatique que biblique. Mais, mon interrogation sur les miracles parlait de l’impact sur le monde environnant plus que de la formation du disciple. Je réagissais au propos qui disait que ces hommes ont bouleversé le monde. Ils ne l’ont pas fait sans miracle. C’est une constatation. Paul dit que le royaume de Dieu consiste en puissance pas en paroles. Quelle serait donc la puissance des vrais disciples aujourd’hui ?
Tommy,
quand j’étais jeune et beau, il y a des années, j’ai ardemment cherché cela : “conclusion: la puissance de l’Esprit sera donnée aux disciples qui la demandent.” On était un groupe à chercher plutôt que fonctionner dans les églises. Et puis, les années ont passées et il ne s’est rien passé. Aujourd’hui, je suis attristé de tout ce qui caricature et simplifie la vie en disant “c’est comme ça, c’est comme ci”, “Dieu va faire ci, Dieu va faire ça”, “Si on fait comme-ci, il se passera ça.” Ce n’est pas tenir compte de l’ensemble de la réalité qui comporte plus d’un facteur, qui n’est pas simple mais complexe. J’en conclu plutôt que Dieu fera ce qu’il veut quand il veut comme il veut. Que c’est nous qui devons entrer dans son plan, et pas vouloir arriver à ce que Dieu fasse ce qu’on aimerait par telle ou telle manière d’agir. Quand les juifs sont allé en captivité à Babylone, Dieu leur a dit vous resterez là, dans ces conditions. Certainement qu’eux désiraient autre chose.
A Tommy,
“… des disciples convenables” = mais qui va définir les critères d’un “disciple convenable” ? Comment peut-on définir cela ? On risque fort de retomber dans une caricature à cause de ce qu’on croit être convenable. Jésus, au regard des religieux juifs, n’était pas convenable. Parfois je me demande, qu’est-ce qui justement ne serait pas convenable au regard des évangéliques aujourd’hui ?
Je suis bien d’accord avec toi pour le reste. La question de la maturité.
Ce qui a caractérisé les apôtres, ce n’est pas seulement une formation de disciple, mais un brisement profond. Ils ont été transformé de l’intérieur. Ils ont tout perdus, leurs illusions, leurs revendications, leur confiance en eux-même, leur bonne vision d’eux-mêmes, leur certitudes, leur force. Ils ont perdus tout leur repaires. Et ce à quoi ils ont assisté les a retourné la tête en bas. Ils sont entré dans une mort qui les a amené dans une vie de resurrection. Ce qui a caractérisé les quelques vrais hommes de Dieu que j’ai croisé, c’est cela : un brisement de leur être s’est produit dans leur vie pour laisser surgir un homme différent.
“Rien à voir avec ce qu’on voit dans les Actes.” = tu dis cela concernant les foules. Mais, il faut noter que les Actes ne nous dit rien sur la vie quotidienne des communautés. Ce livre parle des actes des apôtres et principalement dans l’annonce de l’évangile dans des villes où ils font naitre des églises. Au début du livre, il nous est parlé de 3000 personnes puis 2000 de plus qui s’attachent aux apôtres. ça fait bien une grande foule. Mais, le livre ne nous décrit pas ce qu’elle vivait. Le livre des actes ne nous dit pas tout. Il peut donc être risqué de faire des conclusions uniquement avec ce qu’il dit.
J’aurais envie de dire aux personnes qui disent aux malades qu’ils ne sont pas guéris à cause de leur manque de foi: “Vas-y toi, aie la foi et guérit!” C’est contraire à l’amour de Dieu que de mettre ce genre de pression et de condamnation sur les gens.
Question: Que veux-tu dire par pseudo-dons de guérisons?
@dimi
“Paul dit que le royaume de Dieu consiste en puissance pas en paroles. Quelle serait donc la puissance des vrais disciples aujourd’hui ?”
… ça serait intéressant de creuser ce que Paul entendait par “puissance”
je ne pense pas que Paul faisait des “conférence de guérison” à Philippe, Corinthe ou à Éphèse…
“J’en conclu plutôt que Dieu fera ce qu’il veut quand il veut comme il veut. Que c’est nous qui devons entrer dans son plan, et pas vouloir arriver à ce que Dieu fasse ce qu’on aimerait par telle ou telle manière d’agir. Quand les juifs sont allé en captivité à Babylone, Dieu leur a dit vous resterez là, dans ces conditions. Certainement qu’eux désiraient autre chose.”
tout à fait d’accord !
en fait, comme tu le dis toi-même tu étais “jeune”…
rechercher les dons de Dieu plutôt que Dieu lui-même peut devenir de l’idolâtrie.
je pense néanmoins que l’ordre ne peut pas être inversé. et que ceux qui sont de plus en plus brisés justement ne rechercheront pas le dons au lieu de Dieu.
@Josée
“Question: Que veux-tu dire par pseudo-dons de guérisons?”
genre Benny Hinn… ça ressemble à la lutte WWF, et c’est ridicule.
la majorité de ce qu’on appelle des “dons de guérisons” dans les églises sont à mon avis aussi “bas” et crasseux que ça.
des shows de manipulation de foules.
ça me fait penser au verset de 1 Cor 14:23 (qui concerne un autre sujet)… ça ne fait que traîner le nom de Dieu dans la merde, et c’est utiliser le nom de Dieu en vain. c’est assez désolant et ça plutôt tendance à m’enrager.
je pense que les dons miraculeux existent.
mais je pense aussi que le ridicule et la malhonnêteté sont plus fréquent que les véritables dons authentiques.
… (suite du dernier commentaire..)
cela dit je ne doute pas de la sincérité des gens qui croient à ce genre de spectacles…
C’est vrai malheureusement qu’il y a des gens qui utilisent de drôles de méthodes pour essayer de guérir des gens. J’ai déjà vu quelqu’un essayer de guérir une personne qui avait mal a la tête en lui donnant une tape sur la tête. Ça n’a vraiment pas guérit son mal de tête. J’ai déjà reçu de la prière de gens qui essayaient de me pousser pour que je tombe par terre. Je trouve ça dommage que certaines personnes fassent cela. Mais au moins, j’en ai pas vu souvent dans ma vie.
J’ai jamais guérit quelqu’un jusqu’à maintenant, mais j’aimerais bien. Je crois que c’est une des choses qui devraient faire partie de la vie d’un disciple. Mais je crois que ça devrait être fait simplement et avec amour comme Jésus le faisait.
Tommy,
“en fait, comme tu le dis toi-même tu étais « jeune »…” = pour être bien clair, je ne cherchais pas “les dons”. Je désirais ardemment vivre un Actes 2. Convaincu que tout commençait par là.