…optimiste… pessimiste… ?

"Je ne suis ni un optimiste, ni un pessimiste; Jésus Christ est ressuscité des morts."

- Leslie Newbigin

Sola Scriptura ?

Réflexion surprenante … mais tellement vraie par Stanley Hauerwas, qui critique le principe de la Sola Scriptura…

“… il est inadéquat d’affirmer que la signification canonique d’un texte biblique donné soit restreint à a signification historique et grammaticale de ce texte. Après que la signification historique est déterminée, dans la mesure où cela puisse se faire, l’interprète chrétien demeure toujours avec la tâche d’aller plus loin et de déterminer la signification canonique ou scripturale. Cette signification, ou significations, ne peut seulement être discernée que par une communauté qui a été régénérée dans l’Esprit et disciplinée dans la pratique de l’amour, de la mort à soi-même, de la repentance, de la prière, de la confession, et de l’Eucharistie. C’est pourquoi le principe protestant de la sola scriptura est nécessairement impraticable. Il sépare la Bible de la seule communauté qui est capable de l’interpréter en tant que Bible.”

(texte original ici:  http://pontifications.wordpress.com/sola-scriptura/)

Extraits de Richard Wurmbrand

Richard Wurmbrand est un pasteur luthérien roumain qui a passé plusieurs années dans les prisons communistes de la Roumanie dans les années ’50 et ’60.

Je suis en train de lire l’un de ses livre, intitulé Sermons au cachot. C’est un livre est très intéressant. Il regroupe une série de sermons qu’il a composé alors qu’il était emprisonné, seul dans une cellule pendant des années sans voir personne d’autre que ses tortionnaires. Il écrit dans le livre qu’il composa ces sermons pour ne pas devenir fou, et qu’il les apprenait par coeur pour pouvoir s’en souvenir.

Dans les extraits suivant, il illustre comment le chrétien est unit à Christ et devient en quelque sorte ce qu’il appelle un "moi-lui" (lui=Dieu), qui est la traduction de l’hébreu "ani-hou".

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Celui qui pense à la vérité et qui raisonne sur elle montre par là qu’il ne la possède pas. Quiconque a rencontré le Roi-Vérité et a connu son ardent baiser ne cherche plus la vérité, ne dit pas la vérité, mais en est l’incarnation même. Le Christ n’est plus l’objet de vos pensées. Vous êtes sa manifestation. Au lieu d’être semblables au Christ vous vous identifiez à lui. Il est la lumière du monde. Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes la même lumière.

Jésus lui-même s’identifie à nous. "Quiconque a nourri, donné à boire, habillé ou visité en prison l’un des moindres de mes frères, c’est à moi qu’il l’a fait." (Matthieu 25: 31-40)

Quand Jésus rencontra Saul de Tarse, il lui demanda: "Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?" (Actes 9:4) Or la vérité est que Saul n’avait jamais persécuté Jésus, mais seulement ses disciples. Jésus ne connaît pas la différence entre lui et ses disciples.

Nos bibles traduisent Esaïe 48 par ces mots: "Je suis lui. Je suis le premier, je suis aussi le dernier." L’hébreu dit: "Ani-hou ani harishon af-ani haaharon", ce qui signifie littéralement: "Un moi-lui (union entre moi et lui) est le premier, et un moi (qui est seulement moi) est le dernier."

Je me suis trouvé une fois à la recherche d’un pasteur presbytérien dans une certaine ville. J’allai à l’église, mais le gardien me dit qu’il vivait à une certaine distance de là. Quelques enfants jouaient dans la cour de l’église. Entendant notre conversation, l’un d’eux s’offrit à me conduire chez le pasteur. Tout en marchant, je lui demandai s’il croyait au Christ. Le garçon, qui avait environ quatorze ans, me répondit de façon décidée que non. Je lui demandai pourquoi. « Je crois, me dit-il à sa manière d’enfant, que si Dieu a créé ce bon et doux Jésus d’il y a deux mille ans en Palestine, en qui nous sommes censés avoir foi, il a dû créer des petits Jésus à chaque génération dans chaque pays de façon à ce qu’en regardant le petit Jésus nous puissions croire au grand. Mais je n’ai jamais rencontré de petit Jésus. Je suis un enfant pauvre. Mon père est un ivrogne qui me bat. Ma mère est blanchisseuse et n’a pas le temps de s’occuper de moi. Je n’ai jamais eu un bon vêtement. Personne ne m’a jamais acheté de chocolat ou de bonbons. Je n’ai pas eu de jouets. Si Dieu est tout-puissant, pourquoi n’a-t-il fait qu’une seule fois un Jésus? Un Dieu tout-puissant pourrait faire beaucoup de Jésus. Il serait alors facile de croire. » Je lui demandai encore : « Mais votre pasteur n’est-il pas un Jésus? » La réponse, aussi décidée que la première, fut un simple « non ».

Nous arrivâmes ainsi à la maison du pasteur, et le garçon s’en alla . Seul avec le pasteur, je parlai avec lui du Christ. Ce sujet ne l’intéressait pas. Je lui racontai alors ce que le garçon m’avait dit. « Quel idiot! » s’exclama le pasteur avec qui j’agréai volontiers. Seulement c’était quelqu’un d’autre que je considérai comme l’idiot.

Être chrétien c’est être un « Ani-hou », un « moi-lui », une âme humaine en union intime avec le Christ.

Le Christ a promis qu’il viendrait faire sa demeure en ceux qui gardent ses commandements. Je ne les ai pas tenus complètement, mais il est venu cependant. Il est beaucoup plus généreux que sa parole. Ou peut-être que pour lui le remords de ne pas obéir pleinement à ses commandements est la même chose que de l’avoir fait.

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