"Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, Ce que nos pères nous ont raconté, Nous ne le cacherons point à leurs enfants; Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, Et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés." – Psaumes 78:3-4
"Une histoire est le moyen fondamental de parler à propos de Dieu et de l’écouter, le seul moyen humain qui soit à notre disposition, qui est assez complexe et intéressant pour nous faire comprendre ce que signifie que d’être avec Dieu. Les premiers chrétiens, de façon intéressante, ne se sont pas évertué à spéculer pour définir des credo au sujet de la métaphysique de l’Incarnation (ou pour le dire autrement: parler de Christ en faisant abstraction des récits des Évangiles). Ils ont commencé par raconter des histoires à propos de Jésus, et à raconter des histoires à propos de ceux dont la vie avait changé de direction grâce à celle de Jésus." – Stanley Hauerwas et William Willimon, Resident Alliens, p. 54
Le peuple juif, de façon notable, est un peuple enraciné et défini par ses histoires, profondément ancré dans ses récits – celui de l’Exode en particulier. Chaque fête est une commémoration, qui lie chaque membre de la communauté à tous les autres membres, à travers le monde, et à travers le temps, depuis Jacob jusqu’à aujourd’hui. Un Juif qui fête la Pâque aujourd’hui, répète, à peu de choses près, les mêmes paroles que celles que ses ancêtres ont dites lors de la nuit où ils ont été chassés d’Égypte, il y a des milliers d’années. C’est cet attachement à ces histoires, souvent perçu de l’extérieur comme presque maladif et obsessif, qui fait en réalité la force, l’identité, le caractère unique, de ce peuple. Et la survie.
"C’est aussi pour que tu racontes à ton fils et au fils de ton fils comment j’ai traité les Égyptiens, et quels signes j’ai fait éclater au milieu d’eux. Et vous saurez que je suis l’Éternel." – Exode 10:2
"Et vous saurez que je suis l’Éternel." … La connaissance de l’Éternel, par les génération future, est liée à la transmission des histoires du peuple de Dieu.
Il y a dans ceci quelque chose de fondamental sur le comment du fonctionnement de l’humain. Sur le fonctionnement de son coeur.
L’humain étant à l’image de Dieu, nous pouvons dire que c’est aussi une caractéristique de Dieu. Et la Parole de Dieu est en grande partie essentiellement composée d’histoires.
D’où nous vient la fascination que nous avons, et qui ne se tarit jamais, pour les films qui raconte une histoire, ou pour les histoires autours d’un feu, ou pour les anecdotes que nous nous racontons les uns les autres encore et encore? Et l’amour que les enfants ont pour les histoires! Cela me semble être très révélateur sur la véritable nature de ce que nous avons besoin en tant qu’adultes. Sur ce que nous sommes en tant qu’humains, avant que la vie n’ait eu le temps de nous déformer. Et avant que nous en arrivions au point où nous nous illusionnons nous-mêmes et en arrivions au point où nous croyons pouvoir comprendre comment fonctionne vraiment la vie…
"Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui." – Luc 8:39
"Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai Ce qu’il a fait à mon âme." – Psaumes 66:16
L’auteur de l’épître aux Hébreux, voulant encourager les croyants déboussolés et découragés, tentés de retourner à leur ancienne religion, connue et sécurisante, leur raconte une série d’histoires de héros de la foi (au chapitre 11). Il ne le fait pas pour rien. Il ne perd pas son temps à vouloir divertir les gens en leur racontant de belles histoires. Il écrit ces histoires, parce que cela est nécessaire. Nécessaire pour expliquer ce qu’est la foi, pour la soutenir, et pour la susciter. La foi est reçue de Dieu, mais pour la nourrir, et la faire subsister, Dieu utilise ces histoires.
"Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas." – Hébreux 11:1
"Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte" – Hébreux 12:1
Si nous ne marchons pas par la foi, nous marcherons par ce que nous percevons, selon nos sens, selon notre analyse et notre intelligence. Nous tenterons d’appréhender la réalité par la vision extrêmement limitée que nos sens et notre intelligence nous fourniront. Nous serons comme des insectes dans une boîte qui ne connaissent que cette boîte, et qui, selon leur personnalité, se satisferont soit de faire le party dans leur carton brun, ou soit d’ériger les bonnes règles qui conviennent aux insectes qui vivent dans cette boîte.
Et ils se raconteront des histoires de boîte. Des histoires imaginées par des cerveaux de mouches qui croient avoir saisi la réalité de l’existence… Bien évidemment, il y aura toujours certains de ces insectes, plus portés vers le religieux, qui raconteront qu’il existe une vie après la boîte, mais que cette vie est tellement en-dehors et au-delà de cette boîte, qu’en réalité elle n’affecte d’aucune façon la vraie vie: la vie ici/maintenant dans la boîte…
… voilà en réalité la description d’un christianisme très répandu. Un christianisme qui fait une nette délimitation entre la vie maintenant/ici et la vie après/ailleurs.
Si nous ne nous racontons pas les histoires de la foi, nous croirons quand même des histoires. D’autres histoires. Des histoires de carton brun, qui nous convaincront que dans la réalité de notre boîte, le ciel est bien loin quelque part au-dessus des nuages, et qu’ici-bas, dans notre belle boîte, nous savons bien comment fonctionne vraiment le monde.
Cette autre histoire, cette autre bonne nouvelle, est en général une variation sur le thème de l’accumulation de biens matériels, de l’avancement social de l’individu, la poursuite du bonheur individuel, … une cotisation à des REER, une retraite à jouer au golf, et des voyages dans des Clubs Med, … avoir une maison, avoir une famille, avoir une automobile, avoir une télévision, un iphone, un chien, etc…
Une version chrétienne de cette bonne nouvelle est très répandue. La différence se situe essentiellement au niveau du langage. On parle en effet beaucoup de valeurs familiales.
Bon… j’admets… il y a aussi, dans la plupart des cas, fréquentation hebdomadaire d’un club social que les "autres" ne fréquentent pas. On appelle cette association de "sauvés" une église.
Et on se crée une version chrétienne de cette bonne nouvelle de notre société de consommation: la bonne nouvelle chrétienne d’une vie de classe-moyenne individualiste et sécuritaire, qui consomme du christianisme.
Prudente. Morale. Logique. Correcte. Adéquate. Sécuritaire. Pragmatique. Sans risques. Calculatrice. Prévoyante. Morte. Incrédule. Lâche. Mise en boîte.
Et le résultat final en vérité, c’est une vie déterminée par un tas de circonstances, d’hérédité, d’éducation, de culture environnante, et non une vie affranchie.
Une vie avec un cerveau, et un coeur dans une boîte. Une boîte fermée.
"des aveugles dirigés par des aveugles" – Matthieu 15:14
"vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira" – Jean 8:32
La foi est la façon de percevoir la réalité qui appartient au coeur. C’est là que se forge les convictions et les certitudes de la foi, qui nous font voir au-delà de ce que la réalité semble être. Nous savons que les "choses qu’on espère", et "celles qu’on ne voit pas" sont vraies. Nous le savons. La foi voit que le ciel n’est pas ailleurs, ni après. Elle voit que le royaume de Dieu est ici, maintenant.
C’est la foi qui permet de prier, avec la conviction de celui qui a vu, "que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."
Pour produire cette foi, et pour la nourrir, il est nécessaire que l’âme se nourrisse d’autres sortes d’histoires que celles qui sont en cours dans ce monde. Se nourrissant d’autre chose que de pseudo-rêves abrutissant de boîte de carton brun, le coeur acquiert une certitude tenace et solide qui produit en ceux qui en sont atteint une éternelle insatisfaction.
Ils ne peuvent pas en effet se résoudre à se contenter de ce qu’ils voient. Ils savent qu’il existe une réalité plus grande que ce que le quotidien leur balance à la figure à tous les jours, ou que ce qu’ils voient toutes les semaines au club de sauvés… cette "réalité" que la plupart des gens se bornent à croire. Ils ne peuvent se satisfaire de ce qui à leurs yeux leur apparaît être des platitudes, et ils poursuivent une réalité que seule la foi peut voir. Et cela les fait apparaître bizarres et irréalistes aux yeux des gens… et aux yeux des amateurs de christianisme consommable, les autres membres du club de sauvés.
… ils cherchent une patrie… ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste – Hébreux 11:14, 16
Comment peuvent-ils continuer à avoir cette certitude de la foi, quand tout ce qui s’adresse à leurs sens et à leur intelligence leur crie que l’objet de leur foi est une légende et une connerie? Du rêve inutile. Une invention de leur propre cerveau. Qu’est-ce qui soutient cette ferme assurance, et cette quête infatigable, quand le bon sens et la raison leur conseillent de calculer, et de se contenter de la bonne vieille logique connue depuis toujours et par tout le monde dans la boîte en carton?
Ce qui les soutient, ce sont la plupart du temps ces histoires de ces fous de Dieu. Ces histoires de ceux qui ont expérimenté les réalités de la foi.
… Ces histoires d’un David poursuivi pendant des années comme un ennemi de la nation, un traître digne de mourir dans la honte, un vulgaire bandit, qui par la foi a attendu patiemment que le temps de Dieu arrive, qui n’a pas forcé les choses, alors qu’il aurait pu le faire (quand il eut l’occasion, à plus d’une reprise, de tuer facilement Saül, le roi qui le persécutait). Sa confiance était en Dieu seul. Pas en ses calculs et sa propre force. Tout lui criait de cesser de croire ces "légendes ridicules", et c’est durant ces années qu’il écrivit probablement ses plus grands psaumes…
… Et cette histoire de ce Moïse, le chef ridicule d’un peuple ridicule, un peuple de sous-hommes, des esclaves méprisables et bien évidemment inférieurs et stupides, qui méritent amplement leur sort, et qui d’ailleurs sont paresseux et se plaignent tout le temps. Un hébreu ne travaille qu’au fouet, ou ne travaille pas, c’est bien connu. Tout le monde sait ça à la court de Pharaon… Et voilà ce vieillard de Moïse… un stupide berger qui sait à peine parler, et qui n’est même pas en mesure d’enligner deux mots correctement sans faire rire, parce qu’il béguaille. Et en plus, il sent le mouton. Et c’est ce Moïse qui se tient debout devant le Pharaon, le roi-dieu de la puissance mondiale de l’époque, et qui parle au nom du dieu de ce peuple de sous-humains … un dieu d’ailleurs qui n’a aucun temple, et que personne aux dernières nouvelles n’a jamais vu … en tout cas, personne à la court de Pharaon. Ce gardien de moutons qui parle au nom du pseudo-dieu des sous-humains voudrait qu’on laisse partir ce peuple de paresseux ?????
Et il y parvient. Grâce à Dieu.
… Et Paul, qui écrivait sans cesse aux chrétiens de se réjouir, et dont les lettres débordent littéralement d’une joie presqu’indécente… ces lettres qu’il a écrite du fond de sa cellule puante, violente, insalubre et désespérante d’une prison romaine…
…Et tous ces autres fous qui à travers les siècles ont faits des miracles, par la foi. Comme Georges Müller au 19e siècle, qui s’occupait de milliers d’enfants orphelins, sans jamais avoir eu aucune garantie financière, où chaque journée pouvait être la fin de l’aventure (par manque d’argent), et qui n’a jamais fait aucune sollicitation d’aucune sorte, sauf sur ses genoux dans sa chambre, à prier son Dieu…
… Ou ces milliers de croyants qui ont préféré pourrir en prison pendant des décennies, ou dans des goulag ou des camps de travail, plutôt que de renier leur foi.
Je pourrais continuer et faire une liste aussi glorieuse que celle d’Hébreux 11…
Nous avons fait trop souvent du christianisme une série de dogmes à croire, un "plan du salut" à "accepter", une croyance. Et nous nous étonnons du fait que ça n’inspire pas beaucoup de monde… Ou que ça inspire des gens pour de mauvaises raisons (parce que nous prêchons un "salut" égoïste qui attire les mouches…). Nous nous étonnons de nous retrouver avec des jeunes qui vont voir ailleurs. Ou encore pire!! des jeunes qui deviennent des religieux, pires de génération en génération, de plus en plus le genre de religieux satisfaits, puritains, et dont la présence est tout bonnement insupportable pour un être humain normalement constitué … sauf pour les religieux exactement comme eux…
Pourquoi croyez-vous qu’à chaque génération, quelque part dans le monde, des millions de jeunes hommes commettent l’acte, en apparence fou, de s’engager volontairement comme soldat?
Par ennui.
Pour vivre quelque chose de plus grand que leur petite personne. Pour faire partie d’une histoire qui signifie plus que de ramasser des REER pour jouer au golf quand ils auront 60 ans. Pour se sentir vivant. Pour mourir pour quelque chose. Parce que s’il n’y a rien pour lequel il vaille la peine de mourir, alors autant mourir que de "vivre" une "vie" aussi ennuyante … et stupide.
Les jeunes (les hommes en particulier?), fuient la platitude quotidienne de cette sécuritaire bonne nouvelle de classe-moyenne ronflante nord-américaine en se divertissant… Et nous avons des ados de 35 ans qui se passionnent pour le sport à la télé, ou pour les jeux vidéos. Pourquoi? Pour au moins faire semblant de faire partie de quelque chose de grand.
Et, aussi pathétique qu’il est possible de l’être, l’église répond "adéquatement" à ces jeunes. Comment? En étant cool. En tentant de faire concurrence aux divertissements de l’extérieur de l’église.
Au lieu d’inspirer les jeunes en leur racontant d’autres histoires que des histoires de boîte de carton et de retraite à 60 ans, elle leur dit en réalité: "il est possible d’être chrétien, et de vivre sa vie dans la boîte de carton, selon la façon de penser de tout le monde dans cette boîte de carton…. la seule différence, c’est que nous, après la mort, on va au ciel… … et aussi on a 3-4 règles qu’il est mieux de suivre… si tu veux… parce que de toute façon tu es "sauvés" maintenant que tu as dit les mots magiques qu’il fallait dire. Nous dans le fond, tout ce qu’on veut c’est que tu continues à venir à l’église. Donc, on est gentil avec toi. Aime-nous! Aime-nous! Aime-nous!…. SVP Aime-nous!!!!!!"
Si nous espérons voir un renouveau dans les églises, cela ne passera pas par plus d’enseignements, ou plus de « sanctification », plus de services, de la meilleure louange, ou de meilleurs programmes. Ce qui manque, ce n’est pas plus de connaissances, ou de la bonne louange, ou de bons programmes. Nous avons des églises pleines d’enfants spirituels trop pleins de connaissance, trop pleins de louange, nourris à la petite cuillère, mais qui ne vont nul part.
Ce qui manque, c’est l’inspiration. Et on n’inspire personne en étant téteux et avec nos dimanches matins confortables, sécuritaires, et aseptisés. (Ou familiales, … c’est le nouveau mot à la mode…) Et on n’inspire personne non plus avec des croyances désincarnées que nous disons avec la bouche, sans les vivre.
L’inspiration se crée par des histoires de sueur et de sang, de revirements impossibles et de résistance contre toute probabilité, de miracles ayant sauvé des situations et des gens, et de miracles de fous de Dieu qui se sont réjouis même quand ils n’ont pas été sauvés de situations les plus désespérantes, d’histoires de Paul et de Silas qui chantent après avoir été battu et emprisonnés, d’histoires de quête contre toute vraisemblance, d’anti-héros qui ont fait l’impossible, des histoires de courage, de persévérance, d’intégrité, de foi…
Si j’ai un jour des enfants, je ne leur ferai pas apprendre qu’une série de croyances. Je veux d’abord et avant tout leur raconter des histoires de ces fous de Dieu qui ont eu la foi. Et ils seront bien en mesure, en temps et lieu, de déduire quelles auront été mes croyances, par la vie que j’aurai eu. Parce que les seules croyances que je leur transmettrai vraiment ne seront pas celles que je leur aurai apprises par mes paroles, mais celles que ma vie, mon histoire, aura démontré.
Parce que ce seront en réalité les seules croyances que j’aurai vraiment cru.
Racontez-le à vos enfants, Et que vos enfants le racontent à leurs enfants, Et leurs enfants à la génération qui suivra! – Joel 1:3
Très, très excellent texte. Quelle malheureuse réalité !
Qui changera cet état des choses…sinon ceux qui entendent ?
"Écris à l’ange de l’Église de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu:
Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises!" Apocalypse 3,14-22
Qui voulons-nous servir ?? Dieu ou Mamon = Notre grand Dieu ou notre "Moi" ??
"N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." 1 Jean 2,15-16
c’est une question de combattre le bon combat.
Dieu ou Mamon.
impossible de servir les 2.
J’aime tellement lire et entendre des histoires de fous Dieu. J’aime être autour d’un feu ou d’une table avec des gens et entendre ce que Dieu fait dans leurs vies. Ma foi est stimulée et je me dit: "Wow, Dieu est grand et bon." Ces histoires nous font vivre quelque chose de vraie et ce ne sont pas des règles qui nous rendent religieux.
Je trouve que ce qui manque en ce moment, c’est de la passion dans les chrétiens. Le passage justement dans Apocalypse 3 expliquent bien cela. Je sais que Dieu nous aime mais comment peut-on être d’agréable compagnie quand on est tiède. Il y a des gens autour de moi que j’aime, vraiment je les aime beaucoup, mais j’aime pas être dans leur présence très longtemps. Je me dis que ca doit être un peu la même chose avec Dieu.
C’est comme dans les relations amoureuses. Il y un amour véritable entre les deux personnes. La bible d’ailleurs dit que l’église est son épouse. Je crois que Dieu veut plus que des gens qui disent "Je t’aime Dieu" du bout des lèvres le dimanche matin. Je sais qu’il y a des moments où qu’on se sent moins passionnés, c’est justement dans ces moments la qu’on a besoin d’entendre des histoires de comment Dieu est grand, puissant et bon.
L’un des textes les plus merveilleux de ce blog. Merci Tommy.
merci beaucoup Paul
Quoi de plus convainquant que les oeuvres d’une personne, sa foi traduite en actions!